Parution de « La Raison » N° 621

L’Editorial du président

Miserere nobis ! (Aie pitié de nous !)

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Ne confondons pas. Cette prière classique de la liturgie catholique s’adresse au « Tout puissant», c’est-à-dire à une fiction. Dans cette vallée de larmes qu’est et que doit demeurer le séjour sur la Terre ici et maintenant, pas de pitié pour ceux qui déviennent des commandements de l’Eglise, sauf…quand ils sont prêtres.

Le dossier que nous publions sur l’horreur du couvent de Tuam en Irlande est effrayant, révoltant et nauséabond. Nos lecteurs s’en convaincront en lisant la déclaration du Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée et le remarquable article de notre ami Keith Porteous Wood, Directeur exécutif de la NSS britannique (National Secular Society). L’Eglise catholique au plus haut niveau essaie de maintenir le silence, une véritable omerta sur cette affaire. Pourtant, en Irlande même, l’émotion s’accroît dans des proportions considérables.

Dans un quotidien irlandais, on peut lire : « lors d’une conférence de presse convoquée à la hâte, ce vendredi 3 mars 2017, la Ministre chargée de l’Enfance de la République d’Irlande, Katherine Zappone a confirmé qu’un nombre “significatif” de restes humains avaient été découverts sur le site d’un ancien home géré par la Congrégation du Bon Secours à Tuam ». Ce n’est pas tout. L’analyse des ossements, trouvés dans une cuve de béton et d’autres caches, a été confrontée avec les actes de décès enregistrés par la congrégation du Bon Secours. Ces recherches montrent que de 1920 à 1960, le couvent de Tuam fut un véritable camp de la mort, avec une mortalité des enfants énorme, comprise entre 17 et 50%. Malnutrition, absence de soins, mauvais traitements, puis inhumation sans tombe dans une fosse septique recyclée ! Cela choque profondément l’opinion publique dans la très catholique Irlande : ils n’ont pas eu droit à un enterrement « en terre chrétienne. », et de fait, c’est choquant. Eliminés sans égards, comme de petits animaux, tel fut le sort de ces malheureux enfants, par ailleurs séparés de leurs mères, qui avaient la honte, alors terrible, à une époque où l’Eglise catholique était le bras droit, voire la force directrice de l’État, d’avoir enfanté sans être mariées. Elles, l’ont payé de l’exploitation la plus dure dans les Blanchisseries des Magdalènes ; eux, de la famine et de la mort dans ces couvents de la honte.

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